Om n'est pas un mot, c'est une syllabe, appelée pranava. Elle ne veut rien dire au sens ordinaire : elle se prononce, et c'est dans le fait de la prononcer que réside tout son usage.
Elle se décompose en trois sons, A, U et M, puis en un quatrième temps qui n'est pas un son : le silence qui suit, et qui fait partie de la syllabe autant que les trois autres.
Les Upanishads anciennes lui consacrent de longs développements. La Chandogya, parmi les plus anciennes, en fait le chant par excellence. La Mandukya, en douze versets, ne parle que d'elle.
Elle y met les trois sons en rapport avec la veille, le rêve et le sommeil profond, et le silence final avec un quatrième état, turiya, celui qui contient les trois autres. Om ouvre et referme les prières et les méditations, dans l'hindouisme comme dans le bouddhisme, où il entre dans le mantra Om mani padme hum.
On entend souvent que Om vibrerait à 136,1 Hz, « la fréquence de l'univers ». Ce chiffre vient d'un calcul du musicien Hans Cousto, publié en 1978, qui transpose la durée de l'année terrestre en octaves audibles. C'est un système musical inventé au XXe siècle, pas un héritage indien, et rien ne l'atteste scientifiquement.
Un mot enfin sur le respect : Om est un signe sacré et vivant pour des centaines de millions de personnes. Le porter en bijou ne pose pas de difficulté en soi ; la sensibilité porte plutôt sur le placement, plutôt haut sur le corps que sur des chaussures ou des objets que l'on foule.
Support de méditation et de respiration : la syllabe se pose sur l'expiration, longue, et l'attention se dépose autant dans le son que dans le silence qui le suit.
En bijou, il accompagne une pratique plus qu'il ne la remplace. Beaucoup de personnes le portent simplement comme un rappel de revenir au souffle.