La Fleur de Vie est un réseau de cercles de même rayon, disposés de telle sorte que chacun passe par le centre de ses six voisins. Tout part de deux cercles qui se recoupent, et la figure se déploie ensuite à l'infini, entièrement traçable à la règle et au compas.
C'est cette propriété qui la rend fascinante : une seule règle de construction, répétée, produit une trame parfaitement régulière où aucun cercle n'est premier et où tous se tiennent.
Le motif est ancien et voyageur. On le retrouve gravé sur des seuils de palais assyriens, dans les mosaïques romaines, dans les entrelacs géométriques de l'art islamique où il sert de trame de tracé, sur les pavements gothiques et jusque dans l'art populaire européen.
Léonard de Vinci l'a étudié dans le Codex Atlanticus, mais pour ses propriétés géométriques : les rapports d'aires entre les surfaces courbes qu'il découpe.
On lit souvent que la Fleur de Vie serait gravée depuis six mille ans sur les colonnes de l'Osireion d'Abydos, en Égypte. Le monument date bien du règne de Séthi Ier, vers 1300 avant notre ère, mais les motifs, eux, sont peints à l'ocre rouge et non gravés, situés à quatre mètres de hauteur et décentrés : ce sont des marques laissées par des visiteurs longtemps après la construction, à une date encore discutée.
Le nom de « Fleur de Vie » lui-même est récent. Il s'est répandu à partir des ateliers puis des livres de Drunvalo Melchizedek, dans les années 1980 et 1990, en même temps que le vocabulaire de graine de vie, de fruit de vie et de Merkaba. Nous préférons le dire : la figure est ancienne, sa lecture spirituelle est contemporaine.
Portée en pendentif, gravée sur une pierre, posée sur un mur ou sous une carafe, la Fleur de Vie est avant tout un support d'attention : le regard suit l'entrelacement, chaque cercle distinct et pourtant lié à tous les autres.
Nous la présentons pour ce qu'elle est, une belle figure de géométrie chargée de sens par ceux qui la contemplent. Nous ne lui prêtons pas de propriété mesurable sur l'eau, les aliments ou le corps.