NEUVAINE SAINT BENOIT
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NEUVAINE SAINT BENOIT

NEUVAINE SAINT BENOIT

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Bougie en cire végétale avec prière au verso.

 
Saint Benoît
Ora et Labora : prier et travailler, rien de plus, rien de moins
Protection Contre le mal Guérison Europe Mourants Médaille
Sa vie

Benoît naît vers 480 à Nursie, en Ombrie, dans une famille aisée de la noblesse romaine. Il est envoyé étudier à Rome, mais la vie dissolue qu'il observe autour de lui le dégoûte rapidement. Il quitte la ville avant la fin de ses études, fuit vers la campagne, et finit par s'installer dans une grotte à Subiaco, où il vit seul pendant trois ans dans la prière et le silence. C'est un ermite inconnu qui s'efface, pas un prédicateur qui cherche à convaincre. Et pourtant des disciples viennent à lui, attirés par quelque chose qu'ils ne savent pas toujours nommer.

Après des années à Subiaco, où il fonde plusieurs petites communautés monastiques, il s'installe vers 529 au Mont-Cassin, en Campanie, sur les ruines d'un ancien temple consacré à Apollon. Il y écrit la Règle, un texte bref et pratique qui va organiser la vie monastique de tout l'Occident pendant quinze siècles. Il meurt vers 547, debout, soutenu par ses frères, les mains levées vers le ciel après la communion. Sa soeur jumelle Scholastique, également vénérée comme sainte, était morte trois jours plus tôt.

La Règle et ce qu'elle dit de la vie ordinaire

La Règle de saint Benoît est un des textes les plus influents de toute l'histoire occidentale. Elle a structuré la vie des monastères qui ont préservé la culture, l'agriculture, la médecine et l'éducation pendant les siècles les plus sombres du Moyen Âge. Mais ce qui en fait un texte encore vivant aujourd'hui, c'est son réalisme profond sur la nature humaine. Benoît n'écrit pas pour des héros spirituels : il écrit pour des hommes ordinaires qui vont vivre ensemble, manger ensemble, travailler ensemble, se fatiguer et s'agacer les uns les autres.

La Règle organise la journée en trois temps équilibrés : la prière liturgique, le travail manuel et la lectio divina, la lecture méditative. Ni trop de prière au détriment du corps, ni trop de travail au détriment de l'âme, ni trop de solitude au détriment de la communauté. Ora et Labora, prier et travailler, n'est pas un slogan : c'est une architecture de vie qui dit que le spirituel et le matériel ne s'opposent pas, que faire la vaisselle peut être un acte aussi saint que chanter les psaumes si on y met la même présence.

Le patron de l'Europe et des situations impossibles

Benoît a été proclamé patron de l'Europe par Paul VI en 1964, en reconnaissance du rôle joué par les monastères bénédictins dans la construction de la civilisation européenne après les invasions barbares. Pendant des siècles, les abbayes ont été les seuls lieux où les livres étaient copiés, où les malades étaient soignés, où les techniques agricoles étaient transmises, où une vie organisée selon des règles stables était possible dans un monde chaotique. Ce n'est pas une construction abstraite : les moines ont labouré, drainé des marécages, planté des vignes et accueilli des voyageurs pendant que les empires s'effondraient autour d'eux.

Il est aussi invoqué dans les situations qui semblent sans issue, les maladies graves, les empoisonnements, les tentations tenaces, les environments spirituellement pesants. La tradition rapporte plusieurs récits de sa vie où il a résisté à des tentatives d'empoisonnement, où des coupes de vin versées pour le tuer se sont brisées au signe de croix qu'il faisait dessus. C'est de là que vient son association à la protection contre les poisons et contre toutes les formes du mal.

La médaille de saint Benoît et ses inscriptions
CSPB
Crux Sancti Patris Benedicti : Croix du Saint Père Benoît
CSSML
Crux Sacra Sit Mihi Lux : Que la Sainte Croix soit ma lumière
NDSMD
Non Draco Sit Mihi Dux : Que le dragon ne soit pas mon guide
VRSNSMV
Vade Retro Satana, Nunquam Suade Mihi Vana : Retire-toi Satan, ne m'inspire jamais de vanités
SMQLIVB
Sunt Mala Quae Libas, Ipse Venena Bibas : Ce que tu offres est mauvais, bois toi-même ton poison
PAX
Paix : le mot central de toute la spiritualité bénédictine, inscrit au revers de la médaille
La médaille de saint Benoît

La médaille de saint Benoît est l'un des sacramentaux catholiques les plus répandus et les plus anciens. Elle représente d'un côté saint Benoît tenant sa Règle et une croix, avec autour la formule Eius in obitu nostro praesentia muniamur, que sa présence nous protège à notre mort. Au revers, une croix entourée des initiales des formules d'exorcisme en latin. Ces lettres, incompréhensibles au premier regard, forment des phrases de refus du mal et d'adhésion à la lumière du Christ qui remontent au moins au XIe siècle.

Elle est portée comme protection personnelle, placée dans les maisons, les voitures, les espaces de travail. Elle est bénite selon un rite spécifique réservé aux bénédictins. On la confie aux malades et aux mourants, on l'enterre avec les défunts, on la glisse sous les pierres angulaires des bâtiments. Ce n'est pas un objet magique : la tradition dit clairement que son efficacité dépend de la foi de celui qui la porte et non d'une puissance autonome de l'objet. Mais pour ceux qui cherchent un signe concret à tenir dans la main dans les moments de peur ou de tentation, elle offre cette présence physique.

Ce qu'il dit à ceux qui cherchent un équilibre

Benoît s'adresse particulièrement à ceux qui ont du mal à trouver un rythme de vie qui tienne dans la durée. Ceux qui s'épuisent en faisant trop, ou qui se dispersent en ne faisant jamais vraiment quelque chose jusqu'au bout. Ceux qui vivent dans un présent haché, toujours rattrapés par ce qu'ils n'ont pas fini, toujours en avance sur ce qu'ils n'ont pas encore commencé. Sa Règle dit que tout a sa place et son temps, et que cette organisation n'est pas une contrainte qui étouffe la liberté mais la condition pour que la liberté soit réellement possible.

Sa spiritualité dit aussi quelque chose de fort sur la valeur du travail ordinaire. Dans la tradition bénédictine, travailler n'est pas un pis-aller en attendant de pouvoir prier : c'est déjà prier. L'effort honnête, le soin apporté à ce qu'on fait, la présence au geste concret sont des formes d'amour de Dieu au même titre que la contemplation. Pour ceux qui ont le sentiment que leur vie de travail et leur vie spirituelle ne se rejoignent pas, cette spiritualité offre une réconciliation possible.

Comment lui prier

Porter la médaille de saint Benoît est la pratique la plus répandue. Elle peut être bénite dans n'importe quelle abbaye bénédictine ou par un moine bénédictin, selon un rite d'exorcisme spécifique qui lui donne sa pleine signification liturgique. Sans bénédiction, c'est un objet pieux ; avec bénédiction, c'est un sacramental au sens propre.

La prière directe à saint Benoît peut être simple : lui confier un lieu, une situation, une personne exposée à des influences négatives. Lui demander la protection de sa maison, de son espace de travail, de ses enfants. Lui confier les mourants, lui qui est lui-même mort debout les bras levés vers le ciel après la communion. La fête du 11 juillet est le moment par excellence pour renouveler cette confiance, mais elle peut être invoquée quotidiennement, en particulier au moment d'entrer dans un espace ou une situation qui semble chargée.

« Ora et Labora. Prie et travaille. Et rien dans ton coeur n'aura plus d'importance que le Christ. »
Esprit de la Règle de saint Benoît, VIe siècle
Fête liturgique
11 juillet
Patron de l'Europe
depuis Paul VI, 1964
Devise
Ora et Labora · Pax
Poids de l'article (gramme)
520.00
3257990110623
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