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PENDENTIF SCARABÉE SACRÉ EGYPTE PLAQUÉ OR 18K
Conception artisanale: chaque pièce est soigneusement fabriquée à la main avec amour et chacune est polie dans les moindres détails pour assurer sa perfection.
Chaine oferte: nous incluons en cadeau une chaîne en acier robuste de 40 cm avec une extension de 5 cm.
Matériau: base en laiton avec un placage de 3 microns en or de 18 carats.
Taille: 10 MM x 15 MM (largeur x hauteur).
Les Égyptiens anciens observaient le scarabée bousier rouler sa boule de bouse à travers le désert avec une constance et une force remarquables. Ils y ont vu une image du soleil roulé à travers le ciel, et cette observation apparemment simple a donné naissance à l'un des symboles les plus puissants de toute la civilisation égyptienne. L'insecte sacré, Scarabaeus sacer de son nom scientifique, pond ses oeufs dans la boule de matière organique qu'il roule. Les larves semblent en sortir spontanément, comme nées de rien, comme le soleil qui renaît chaque matin de l'obscurité de la nuit.
Cette observation double, le mouvement solaire et la naissance spontanée, a fait du scarabée l'image par excellence de Khepri, l'aspect du soleil à l'aube : celui qui se crée lui-même, qui sort du néant chaque matin et qui recommence sans jamais s'épuiser. Le nom Khepri vient du verbe égyptien "kheper", qui signifie "venir à l'existence", "devenir", "se transformer". Le scarabée est la forme vivante de ce verbe. Il n'est pas seulement un symbole de quelque chose d'autre : il est la démonstration vivante de ce que la transformation signifie.
Dans la théologie solaire égyptienne, le soleil a trois visages selon le moment de la journée. Le matin, quand il émerge de l'horizon oriental, il est Khepri, représenté comme un scarabée ou comme un homme à tête de scarabée. À midi, à son zénith de puissance, il est Rê, l'aigle à tête de soleil. Le soir, quand il descend vers l'horizon occidental pour plonger dans l'au-delà, il est Atoum, le dieu qui se couche et se dissout. Ces trois aspects ne sont pas trois dieux différents : c'est le même dieu vu à trois moments d'un cycle unique.
Khepri est le plus mystérieux des trois parce qu'il incarne le moment le plus improbable : la naissance. Que le soleil soit là à midi est évident, il rayonne, il chauffe, il s'impose. Qu'il disparaisse le soir est logique, on le voit partir. Mais qu'il revienne chaque matin, qu'après l'obscurité totale quelque chose de lumineux émerge à nouveau, c'est ça le miracle. C'est ça que Khepri représente et c'est ça que le scarabée incarne : la capacité à renaître de ce qui semblait une fin.
Le scarabée est l'amulette la plus répandue de toute l'histoire égyptienne. Des milliers et des milliers en ont été retrouvés, en faïence bleue ou verte, en stéatite, en lapis-lazuli, en cornaline, en or. Ils étaient portés par les vivants comme talismans de chance et de protection, offerts aux dieux, échangés comme cadeaux diplomatiques entre souverains, et placés sur les morts pour les accompagner dans l'au-delà. La face plate du dessous était souvent gravée : le nom de son propriétaire, une formule magique, le cartouche d'un pharaon, une scène rituelle. Le scarabée fonctionnait ainsi comme un sceau personnel portant l'identité de celui qui le portait et l'intention de protection qui lui était attachée.
La pièce la plus célèbre est sans doute le pectoral de Toutânkhamon, conservé au Musée du Caire : un scarabée ailé de lapis-lazuli entouré de d'or, de cornaline et de turquoise, porté par le roi sur sa poitrine. Ce bijou d'une beauté vertigineuse concentre en une seule pièce tout ce que le scarabée représentait : le soleil du matin, la renaissance, la protection royale et la vie éternelle.
Dans les rituels funéraires égyptiens, un scarabée particulier jouait un rôle absolument central : le scarabée du coeur. Plus grand que les amulettes ordinaires, souvent en pierre verte ou noire, il était placé sur la poitrine du défunt à l'emplacement du coeur, parfois cousu dans les bandelettes. Il était inscrit de formules tirées du Livre des Morts, et son rôle était précis et vital : empêcher le coeur du défunt de témoigner contre lui lors du jugement des âmes.
Selon la cosmologie égyptienne, après la mort, le coeur du défunt était pesé sur une balance face à la plume de Maât, déesse de la vérité et de la justice. Un coeur trop lourd de mensonges, de violences et d'injustices penchait la balance et condamnait l'âme. Le scarabée du coeur était une intercession silencieuse, inscrite dans la pierre : "Ne témoigne pas contre moi. Tiens-toi tranquille. Laisse-moi passer." C'est une image à la fois touchante et profondément humaine : même les plus puissants des pharaons glissaient dans leur sarcophage ce petit talisman de pierre en espérant que leur coeur saurait se taire sur leurs erreurs.
Le scarabée parle à ceux qui traversent ou ont traversé des transformations profondes, des périodes où tout semblait perdu et où quelque chose de nouveau a quand même émergé, parfois de façon inexplicable. Il est le symbole de ceux qui ont connu leurs propres nuits et qui ont vu le soleil se lever malgré tout. Il est aussi le symbole de ceux qui sont en plein dans cette nuit et qui ont besoin d'un rappel que l'aube existe, qu'elle a toujours existé, qu'elle reviendra.
En bijou, le scarabée s'associe naturellement à la cornaline, comme dans les amulettes égyptiennes originales, pour la vitalité et la force de renaître. Au lapis-lazuli pour la sagesse et la connexion aux mystères célestes. À la turquoise pour la protection active. À l'or ou à l'argent selon qu'on veut accentuer la dimension solaire ou lunaire de sa symbolique. Posé dans un espace de travail ou de méditation, il rappelle une chose simple : ce qui se transforme ne disparaît pas. Il devient autre chose. Et cette autre chose est parfois plus lumineuse que ce qui était là avant.
- Dimensions
- 10 MM x 15 MM (largeur x hauteur).