Deux triangles entrelacés · protection et union des contraires
ProtectionSagesseÉquilibreUnionDiscernement
Forme Hexagramme, deux triangles entrelacés
Nom arabe Khatam Sulayman, le sceau de Salomon
Origine Motif antique, décoratif puis magique
Traditions Récits juifs, chrétiens et musulmans
Que le haut et le bas s'accordent en moi, comme les deux triangles du sceau.
Symbolique
Le sceau de Salomon renvoie à la légende d'un anneau qui aurait donné au roi Salomon autorité sur les esprits. Cette légende est post-biblique : ni la Bible ni le Coran ne mentionnent cet anneau. Elle se construit dans le Talmud, dans le Testament de Salomon, texte grec de datation débattue, puis dans les commentaires et les récits de prophètes du monde musulman, où le sceau porte le nom de khatam Sulayman. La forme de l'hexagramme, deux triangles superposés, semble s'être fixée dans la tradition arabe médiévale avant de passer dans les grimoires occidentaux. La lecture qui voit dans les deux triangles le feu et l'eau, le ciel et la terre, l'union des contraires, appartient surtout à l'hermétisme et à l'occultisme des derniers siècles.
Utilisation
Symbole de protection et de maîtrise intérieure, porté en pendentif ou en bague, ou gardé chez soi. On l'associe au discernement, à la capacité de tenir ensemble des forces opposées sans se laisser emporter par l'une d'elles. Un point de vigilance utile : l'hexagramme est aussi, depuis Prague au XIVe siècle, le symbole identitaire du judaïsme sous le nom de Magen David, et il est bon de savoir ce que l'on porte.
Clé de Salomon
Grimoire composé aux XIVe et XVe siècles, dont les manuscrits conservés datent surtout des XVIIe et XVIIIe
À ne pas confondre
L'étoile de David, symbole du judaïsme à partir de Prague en 1354