D'abord, qu'est-ce qu'un chakra ?
Le mot chakra vient du sanskrit et signifie « roue ». Le système est une grille de lecture née il y a plus d'un millénaire dans les traditions yogiques de l'Inde : une manière imagée de relier des zones du corps à de grands thèmes de vie, la sécurité, les émotions, la confiance, l'amour, la parole, l'intuition, le sens.
Disons-le clairement, car c'est ce qui permet de bien s'en servir : un chakra n'est pas un organe. On ne le voit pas sur une radio, on ne le mesure pas. C'est un outil de réflexion sur soi, pas une vérité médicale ni une mécanique magique.
Si cette grille parle à tant de gens, c'est qu'elle s'appuie sur du réel : le lien entre le corps et les émotions. La gorge qui se serre quand on retient ses mots, le ventre noué par la peur, la poitrine lourde de chagrin.
Les chakras mettent un nom sur ces ressentis que tout le monde connaît. On parle souvent d'un déséquilibre « en manque » (le thème est bloqué, en retrait) ou « en excès » (il déborde, envahit). L'idée n'est pas d'avoir « bon » ou « mauvais », mais de repérer où l'énergie circule et où elle coince.
Un point important : un excès n'est pas un défaut en soi. C'est une énergie en abondance, qui devient un don quand on la canalise, ou un déséquilibre quand elle prend les commandes. Pour chaque centre, vous trouverez donc l'excès sous ses deux visages.